L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

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clement
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L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » jeu. 4 août 2005 19:59

Nucléaire: l'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium d'ici à samedi

L'Iran a adopté encore un peu plus une attitude de défi sur la question nucléaire en annonçant jeudi le redémarrage de son usine de conversion d'uranium "d'ici un ou deux jours", alors même que les Européens menacent de demander une réunion extraordinaire de l'AIEA sur son cas.

"Les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) vont arriver à Ispahan d'ici un ou deux jours et sous leur contrôle les scellés seront levés et l'usine de conversion d'Ispahan reprendra ses activités", a déclaré Hossein Moussavian, porte-parole de l'équipe de négociateurs nucléaires iraniens.

"Si les Européens convoquent une réunion extraordinaire (du conseil des gouverneurs de l'AIEA) et décident d'envoyer notre dossier au Conseil de sécurité, ce sera une violation de toutes les règles internationales et ils ne devront pas s'attendre à ce que nous maintenions la suspension de nos activités à l'usine d'enrichissement de Natanz", à une centaine de kilomètres au nord d'Ispahan (centre), a-t-il menacé.

La conversion de l'uranium est l'étape préalable à son enrichissement, opération qui permet de fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires, mais peut aussi à un degré plus élevé fournir de l'uranium à usage militaire.

La République islamique ne cesse de répéter que son programme nucléaire est purement civil, mais elle est soupçonnée de vouloir se doter de la bombe atomique. Elle est plus que jamais sous la menace d'être traînée devant le Conseil de sécurité de l'Onu depuis qu'elle a annoncé lundi la reprise imminente de ses activités de conversion d'uranium.

Mandatées par l'Union européenne, Paris, Londres et Berlin négocient avec l'Iran pour obtenir de sa part les garanties qu'il ne détournera pas ses activités nucléaires civiles pour fabriquer la bombe atomique. Pour les trois capitales, il n'y a pas de garantie plus probante qu'un renoncement définitif de l'Iran à l'enrichissement et à son préalable, la conversion.

Les Européens pourraient présenter aux Iraniens dès vendredi des propositions de coopération avec l'espoir de dissiper la menace d'une crise internationale en les convainquant de renoncer à reprendre ces activités nucléaires ultra-sensibles.

Selon M. Moussavian, les Européens ont informé l'Iran que les "propositions seront soumises aux dirigeants iraniens vendredi ou samedi".

Quoi qu'il en soit, les Européens ont mis en demeure les Iraniens de renoncer au redémarrage du site d'Ispahan.

A Vienne, siège de l'AIEA, des diplomates ont indiqué jeudi soir que "des instructions ont été envoyées" pour demander que se tienne mardi une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

"Si les Iraniens persistent dans leur choix unilatéral, alors nous demanderons une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA (l'Agence internationale de l'énergie atomique), puis, si nécessaire, du Conseil de sécurité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Monde, avant l'annonce de M. Moussavian.

"C'est là qu'il y aura un risque de crise internationale majeure", a-t-il ajouté.

M. Douste-Blazy a assuré que les propositions des Européens seront "généreuses".

Elles aideraient l'Iran à développer un programme nucléaire civil "non-proliférant" et à se fournir en combustible nucléaire sans enrichir lui-même l'uranium. Elles ouvriraient la perspective d'un accord commercial à un pays qui a un criant besoin de développer ses relations

A un pays qui craint d'être un jour attaqué par les Etats-Unis, l'Europe est "tout à fait en mesure de faire des propositions de garantie sécurité", a dit le ministre français.

Les Iraniens ont accepté de suspendre enrichissement et conversion le temps des négociations avec l'UE, mais ils ont très mal pris que, selon leurs informations, les propositions européennes ne reconnaissent pas leur droit à enrichir, auquel Téhéran refuse de renoncer définitivement.

clement
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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » ven. 5 août 2005 07:35

Nucléaire: les Européens ont remis aux Iraniens leurs propositions

Les ambassadeurs européens à Téhéran ont remis vendredi matin aux Iraniens les propositions de coopération de l'UE censées convaincre l'Iran de fournir les garanties qu'il ne fabriquera pas l'arme nucléaire, a-t-on appris de source proche des négociations.

L'offre européenne, d'une trentaine de pages, a été transmise par les chefs de mission diplomatiques allemand, britannique et français au ministère iranien des Affaires étrangères alors que l'Iran est plus que jamais sous la menace d'être traînée devant le Conseil de sécurité de l'Onu.

"Nous avons reçu les propositions, nous y réfléchissons", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Hamid Reza Assefi, sur la télévision d'Etat.

L'Iran a annoncé lundi le redémarrage de son usine de conversion d'uranium d'Ispahan (centre).

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne) ont mis en demeure Téhéran de renoncer à appliquer ce projet, sinon les négociations menées depuis décembre seraient rompues et l'Union européenne entreprendrait "d'autres types d'action".

Les Iraniens ont répondu que leur décision était "irréversible", en invoquant un droit reconnu par le Traité de non-prolifération.

Les Européens négocient avec eux pour obtenir les garanties que les activités nucléaires de l'Iran ne seront pas détournées à des fins militaires.

Ils s'étaient engagés à leur faire des propositions détaillées de coopération nucléaire, commerciale et politique d'ici au 7 août.

L'annonce de la reprise de la conversion a fait peser le doute sur la délivrance de cette offre.

Les préparatifs du redémarrage d'Ispahan ont commencé lundi. Mais la production elle-même n'a pas recommencé. Les Iraniens ont dit qu'elle reprendrait vendredi ou samedi. Les Européens ont pu déposer leur offre avant.

On ignore encore le contenu précis de cette offre et quelle réponse elle apporte à l'exigence primordiale des Iraniens: la reconnaissance de leur droit à l'enrichissement.

Les Iraniens ont annoncé la reprise de la conversion en invoquant le fait que, selon leurs informations, les propositions européennes ne leur reconnaîtraient pas ce droit.

"Si ces propositions reconnaissent notre droit à redémarrer Ispahan, on peut discuter des modalités", notamment de l'exportation éventuelle de la production en gage de non-prolifération, a déclaré à l'AFP un des négociateurs iraniens, Hossein Moussavian, "sinon nous reprenons à coup sûr".

"S'ils veulent que nous maintenions la suspension dans les mêmes conditions qu'avant, c'est inacceptable", a-t-il dit.

Les Iraniens ont suspendu en novembre toutes leurs activités d'enrichissement et de conversion pour permettre les négociations.

Les Européens entendent que l'Iran renonce définitivement à l'enrichissement et à son préalable, la conversion. L'enrichissement peut être détourné à des fins militaires.

Si les propositions européennes acceptent le redémarrage d'Ispahan, "nous pourrons discuter pendant deux ou trois mois des mesures de confiance à prendre au sujet de (l'usine d'enrichissement proprement dit) Natanz, pour trouver un accord sur des garanties objectives", a dit M. Moussavian.

"J'espère que l'Iran va entendre la voix de la raison", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.

S'il recommençait à convertir, "c'est sûr, la communauté internationale demandera de saisir le Conseil de sécurité", a-t-il averti.

M. Douste-Blazy a assuré jeudi que les propositions étaient "généreuses".

Elles aideraient l'Iran à développer un programme nucléaire civil "non-proliférant" et à se fournir en combustible nucléaire sans enrichir lui-même l'uranium. Elles ouvriraient la perspective d'un accord commercial à un pays qui a un criant besoin de développer ses relations.

A un pays qui craint d'être un jour attaqué par les Etats-Unis, l'Europe est "tout à fait en mesure de faire des propositions de garantie de sécurité", a dit le ministre français.

Les Européens ont d'ores et déjà demandé une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs (l'exécutif) de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par Nightmare Theater » dim. 7 août 2005 05:49

Je pense qu'il est tres possible que l'Iran veuille acquérir l'arme nucléaire. Cela lui donnerais plus de poids sur le plan internationnal. En effet, le but de l'arme nucléaire n'est pas d'être utilisé (de là viens toute sonb ambiguîté). C'est comme un dictaphone pour être mieux entendu (on entends toujours mieux quelqu'un qui nous braque un flingue sur la tempe). Difficile donc de résister a une arme diplomatique de cette envergure, surtout quand un cherche a s'imposer sur le plan internationnal.

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » dim. 7 août 2005 08:44

J'aurais plus employer "Moyen de pression" plus que de dictaphone mais c'était peut-être ce que tu sous entendais.

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par Nightmare Theater » dim. 7 août 2005 13:12

Non, pas forcement. L'arme nucléaire est le seul moyen pour un état d'être entendu. Apres il peut aussi en abuser et faire pression, mais si c'est ce qu'il fait, je ne donne pas cher de sa peau.

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » dim. 7 août 2005 19:05

Ce faire entendre OK, mais alors seulement par la peur. (réaction de Florian à venir dans une semaine)

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » mer. 10 août 2005 09:36

Nucléaire: l'Iran vers une pleine reprise de la conversion d'uranium

L'Iran a annoncé qu'il lèverait ce mercredi les scellés posés par l'Onu sur son usine de conversion d'uranium, qui pourra ainsi tourner à plein régime malgré la réprobation occidentale devant la reprise d'activités pouvant être détournées pour fabriquer l'arme nucléaire.

"Le reste des scellés sera levé aujourd'hui et les activités vont reprendre", a déclaré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Gholamreza Aghazadeh, cité par la télévision d'Etat.

Ce nouveau pas vers une reprise d'activités ultra-sensibles devrait s'effectuer sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Iran, soucieux de légalité internationale pour contrer le soupçon qu'il cherche à avoir la bombe atomique, a insisté pour que l'usine d'Ispahan (centre) reprenne son travail sous le regard des inspecteurs de l'agence onusienne de non-prolifération, qui surveille le programme nucléaire iranien depuis 2003.

Avec la levée des scellés, l'usine de conversion, qui a redémarré lundi, sera en mesure de reprendre pleinement des activités qui préoccupent la communauté internationale.

Le conseil des gouverneurs, exécutif de l'AIEA, s'est réuni en urgence mardi pour décider des suites à donner à la reprise de la conversion. Il devait poursuivre ses travaux mercredi après-midi. Ce sont les Européens qui ont demandé la convocation au plus tôt du Conseil des gouverneurs.

Pour les Occidentaux, rendus suspicieux par dix-huit années de dissimulations iraniennes, laisser les Iraniens convertir et enrichir l'uranium représente un risque de prolifération. Ces activités produisent le combustible pour les centrales civiles mais peuvent être détournées à des fins militaires.

La reprise n'a été pour l'instant que partielle, en attendant que les inspecteurs de l'AIEA sur place aient fini d'installer des caméras de surveillance avant que les scellés ne soient brisés.

C'est l'Agence qui avait posé les scellés en novembre quand l'Iran avait accepté de suspendre toutes ses activités d'enrichissement et de conversion.

Mais l'Iran a toujours averti que cette suspension était provisoire et s'est montré frustré par le résultat des négociations menées depuis lors avec l'Union européenne, visant selon lui à le priver de son droit "inaliénable" à l'enrichissement.

Peu avant de redémarrer Ispahan, l'Iran a rejeté comme "inacceptables" des propositions de l'UE3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne) offrant une coopération nucléaire, commerciale et politique, mais refusant à la République islamique la conversion et l'enrichissement.

"Les propositions européennes sont une insulte grossière faite à l'Iran ainsi qu'une violation (...) du Traité de non-prolifération", a déclaré M. Aghazadeh.


Confirmant le durcissement redouté avec son accession à la présidence et la monopolisation de tous les pouvoirs par les conservateurs, le nouveau président Mahmoud Ahmadinejad a accusé mardi les Européens de parler aux Iraniens comme à un "peuple arriéré, comme si nous étions toujours au siècle passé quand ils dominaient notre pays".

Les Iraniens ont prévenu que la reprise de la conversion était "irréversible".

L'un des candidats au poste de ministre des Affaires étrangères, Alaeddine Boroujerdi, président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, a estimé que "la meilleure garantie objective" que les Iraniens pouvaient donner, "c'est le regard infaillible des caméras de l'AIEA" sur les activités. "Et j'espère que les pays européens accepteront aussi cette réalité", a-t-il ajouté.

Cependant, tandis que l'AIEA suspendait ses travaux jusqu'à ce mercredi faute de consensus, M. Ahmadinejad a fait savoir mardi qu'il voulait poursuivre les négociations avec les Européens et avait de "nouvelles initiatives et propositions" à présenter.

M. Boroujerdi a souligné mecredi que "le régime n'avait pas encore décidé le redémarrage de Natanz", là où l'Iran procèderait à l'enrichissement proprement dit.

Il n'est pas question, pour le moment, de saisir le Conseil de sécurité de l'Onu.

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Re: L'Iran menace de reprendre la conversion d'uranium

Message par clement » ven. 12 août 2005 09:41

Nucléaire: l'Iran met en garde contre les "nouvelles conditions" créées par l'AIEA

Un des plus hauts dirigeants iraniens, Akbar Hachémi Rafsandjani, a dit vendredi que la reprise d'activités nucléaires ultra-sensibles était "irréversible" et mis en garde contre les "conditions nouvelles" régionales créées par l'Occident qui s'oppose aux projets de l'Iran.

"Gardez à l'esprit que vous ne traiterez pas l'Iran comme l'Irak ou la Libye", a aussi lancé l'ancien chef de l'Etat à l'adresse des Occidentaux lors de son sermon à la prière hebdomadaire à Téhéran.

Les mots de celui qui dirige le conseil de discernement du régime, la plus haute instance d'arbitrage du pouvoir, ont été salués dans la foule par "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël" et "Dieu est grand". Plusieurs centaines de personnes ont manifesté après la prière, revendiquant le droit au nucléaire.

L'ayatollah Rafsandjani s'exprimait au lendemain de l'adoption par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une résolution pressant l'Iran de revenir à une suspension totale de toutes ses activités relatives à l'enrichissement d'uranium.

L'Iran a redémarré le 8 août son usine de conversion d'Ispahan (centre), bravant la réprobation occidentale.

Pour les Occidentaux, rendus suspicieux par dix-huit années de dissimulations iraniennes, laisser Téhéran convertir et enrichir l'uranium représente un risque de prolifération. Ces activités produisent le combustible pour les centrales civiles, mais peuvent être détournées pour fabriquer l'arme nucléaire.

"Vous pouvez essayer de faire traîner les choses, mais la décision de l'Iran est irréversible", a dit Akbar Hachémi Rafsandjani, battu au second tour de l'élection présidentielle, le 24 juin, par l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Il s'est de nouveau réclamé du droit de l'Iran à l'enrichissement en vertu du Traité de non-prolifération. Il a répété que les activités relancées lundi représentaient la partie la moins sensible du cycle de production de combustible et que tout se déroulait sous le strict contrôle de l'AIEA.

"Personne ne peut se montrer plus transparent que nous", a insisté M. Rafsandjani, mais "il est évident que nous ne pouvons pas établir la confiance", quoi que fasse l'Iran.

Mais il a mis en garde contre les conséquences. "Ne prenez pas à la légère ce qui s'est passé à l'AIEA", a-t-il exhorté les fidèles, "c'est crucial, cela crée de nouvelles conditions pour notre pays et pour la région, cela tourne une nouvelle page dans l'histoire de la Révolution islamique".

"Cela pourrait leur coûter cher", a-t-il dit, paraissant jouer de la menace de durcissement de la part d'un pays qui joue un rôle important en Irak, en Afghanistan et dans le Golfe, et prépondérant dans l'approvisionnement en pétrole.

L'Iran n'a cessé de proclamer que sa décision de relancer l'usine d'Ispahan était "irréversible", au risque de se retrouver devant le Conseil de sécurité de l'Onu.

Le directeur général de l'AIEA, l'agence onusienne de non-prolifération, Mohamed ElBaradei devra soumettre d'ici au 3 septembre un rapport complet sur les activités iraniennes, en vue d'une nouvelle réunion qui pourrait examiner un recours à l'ONu si l'Iran ne se conforme pas aux exigences internationales.

Les dirigeants iraniens ont affirmé leur volonté de poursuivre les négociations avec les Européens et de maintenir le contrôle de l'AIEA sur le programme nucléaire, ainsi que, pour le moment, la suspension de l'enrichissement proprement dit, dont la conversion est le préalable.

Mais, les conservateurs qui ont repris tous les pouvoirs avec la victoire de M. Ahmadinejad, ont considérablement durci le ton.

Avant l'adoption à l'AIEA du projet de résolution européen, le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Saïdi avait prévenu qu'elle rendrait "caduc" l'accord fixant le cadre des négociations entre l'Iran et l'UE.

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