phrases en vrac -la rue-

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Ju
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phrases en vrac -la rue-

Message par Ju » mar. 20 déc. 2005 12:35

Parfois la rue devient la jungle. Imagine des bruits de canons et de mitrailles. Des sons étranges comme du métal extrême qui surgissent dans la réalité…
La crache, le sang, les insultes, les bastons… les couteaux. La haine mêlée à la fureur de la ville…

Cicatrices à vie.
Cicatrices à sang et à feu…

Quelques os cassés, des flaques écarlates au sol, les ciels sont souvent noirs.
Aucune étoile. C’est la nuit.
Si tu as choisis la rue ; la nuit à passer dehors ; alors… n’ait pas peur de combattre.
Tu ne peux pas être faible, ni être lâche…au péril de ta propre vie.
La rue… la jungle.
La rue… la ruse.
C’est ça d’être un cow-boy de la liberté.


....Seul, tes pieds marchent sans destination précise… trottoirs, hangars, chemins… ton seul allié le hasard. Les longs moments où tu peux te sentir aussi léger que le corbeau qui se fait pousser par le vent. Les seuls moments où tu ouvres les yeux le sourire dessiné au coin de tes lèvres en te chuchotant à toi-même ; je suis libre… je suis libre… cette fois tu y crois vraiment.

....Mais comment peux-tu m’entendre si tu n’as pas mes oreilles ? Comment peux tu comprendre si tu n’es qu’un mouton buté qui se laisse influencer par cette crade société ?

La société menace ta vie.
Tu n’es pas libre, tu es emprisonné dans cette pourriture qu’est le système

Cette pourriture
Qu’est le système

....Doigt levé au bord d’une route = début d’un long voyage
= liberté !
= découverte !
= joie !
= …. Tout ce que tu veux…
....Imagine un instant.
Ferme les yeux, allume toi une clope, met un bon skeud et continue je t’en prie…

...Continue, tu es libre… tu es libre… aucune entrave dans ta tête…

...N’aie pas peur de frôler la mort, le froid, la honte dans le regard des gens… trop de gens qui ont honte devant la différence, devant la prostituée, la droguée, ou l’alcoolique… peut-être qu’ils ne souhaitent pas regarder leur vraie nature… tout simplement. A refouler, refouler, ils deviennent tous cinglés.

...Tu la découvres au fil des heures interminables qui passent.
Elle t’enveloppe jusqu’à planter ses cruelles griffes dans ton cœur.
Et oui, je t’avais dit qu’aux yeux des gens tu ne serais qu’un fantôme, ou pire encore, un déchet… une ordure.
Tu veux faire plaisir à une société qui s’en contrefout totalement de toi… ce n’est pas ta mère ce système.
Et même ta mère ne dois pas t’influencer ta vie… tu le savais pas ça ? –BORDEL MAIS QUE SAIS TU DE LA LIBERTE ALORS ???-
J’espère qu’après ce petit voyage, tu ne la suceras plus cette putain de société.

Et là, au milieu d’une rue, tu te rends compte que sans ta famille, sans tes papiers officiels, sans ta petite maison confortable, sans tes potes, tu ne sais plus qui tu es. C’est grave, très grave, tu t’en rends compte au moins ?? Il était temps de réagir

....Je viens de te faire sortir de ta cage, mais tu n’es pas encore libre. Tant que tu ne connaîtras pas ton âme… je ne te donnerai pas le droit d’être libre. La première étape est de te connaître, d’enlever les menottes de ton âme et de la laisser s’envoler… avec ton esprit et ton corps bien sûr… pour une parfaite fusion, une harmonie intangible, un être entier, libre… toi !!

...Peut être que tu fuis trop les marginaux qui peuvent t’apprendre des merveilles à propos de la vie. Peut-être que tu te sens fort mais crois moi tu n’es qu’à l’état d’embryon… tu seras libre et grand lorsque … lorsque je te le dirai.

Allez relève toi.
....Je te laisse une chance exceptionnelle d’être un être unique, de sortir du lot de linge sale. Les petits humains seraient une corbeille de linge blanc, des culottes blanches entassées les unes sur les autres…c’est trop blanc pour être honnête tout ça… et moi, je suis un string en latex noir par-dessus ces vieilles culottes identiques…

-désolé l’inspiration me manquait pour cette métaphore-
hihihi

...- nourrir tellement de haine envers les gens, pour ressentir tellement d’indifférence, tellement de solitude dans tes idées, dans ton cœur, tellement de mépris… jusqu’à s’en foutre totalement de leurs jugements, de leurs galères… oublier le monde entier… jusqu’à ne plus connaître le mot tolérance, jusqu’à ne plus pardonner aux autres, jusqu’à ne plus se pardonner à soi-même. -

C’est si triste quand même d’en arriver là…

-|- dead -|-

...

Ju
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....

Message par Ju » mar. 20 déc. 2005 12:37


là je suis partie en sucette....

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