Irak: Saddam Hussein refuse d'apparaître devant ses juges

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clement
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Irak: Saddam Hussein refuse d'apparaître devant ses juges

Message par clement » lun. 12 déc. 2005 22:09

07/12/2005

Le président déchu Saddam Hussein a refusé mercredi d'apparaître devant ses juges, retardant le début de la cinquième audience de son procès devant le Haut Tribunal pénal irakien pour le massacre de 148 villageois chiites dans les années 1980.
Saddam Hussein avait reproché mardi soir au tribunal d'avoir décidé de tenir une nouvelle audience mercredi, soulignant qu'après celles de lundi et mardi, il n'avait plus d'habits propres et ne pouvait pas fumer ni marcher. "Allez au diable!", avait-il lancé en conclusion.
"Il y a un retard car l'un des accusés refuse de venir dans la salle du tribunal. Cet accusé est réuni actuellement avec ses avocats", selon une source du tribunal qui a précisé qu'il s'agissait de Saddam Hussein.
"S'il ne vient pas, ils trouveront une autre solution", a-t-elle ajouté.
L'accusé peut être jugé par contumace, mais le président du tribunal insiste pour qu'il soit présent et suive le déroulement du procès, selon la source.
Le président déchu est jugé ainsi que sept responsables de son régime, depuis le 19 octobre par le Haut tribunal pénal, pour le massacre de 148 chiites à Doujaïl en représailles à une attaque contre le convoi présidentiel en 1982 dans ce village.
L'audience de mardi a été marquée par la déposition de cinq témoins, dont les deux premières femmes à témoigner devant le tribunal. S'exprimant derrière un rideau, ces femmes, dont l'identité n'a pas été dévoilée, ont dénoncé des tortures de la part des services de sécurité de Saddam Hussein.
La défense a demandé le report du procès mais le président du tribunal, Rizkar Amine, a refusé, affirmant: "Nous allons écouter deux témoins mercredi et nous déciderons ensuite d'une nouvelle date" pour la poursuite du procès.
"Les Américains et les Israéliens veulent l'exécution de Saddam Hussein et ils se sentiraient plus petits que des puces s'ils n'arrivaient pas à le condamner", a par ailleurs affirmé Saddam Hussein.
Deux témoins avaient déposé pour la première fois à visage découvert, lors de la troisième séance, lundi. Saddam Hussein, qui risque avec ses coaccusés la pendaison, avait alors dit "ne pas avoir peur de la peine de mort".
Des dizaines de personnes ont manifesté mercredi matin à Owja, le village natal du dictateur déchu au nord de Bagdad, pour demander sa libération. "Notre âme et notre sang, nous les sacrifions pour toi Saddam", ont-ils scandé.
Le président américain George W. Bush a affirmé que le procès "montre le changement qui a eu lieu dans la société irakienne" et le Premier ministre irakien, Ibrahim Jaafari, a souligné qu'il était équitable, alors que les accusés contestent la légitimité du tribunal.
Avant la cinquième audience, des hommes armés ont attaqué l'hôpital de Kirkouk, libérant un détenu membre d'une cellule qui planifiait d'assassiner un juge du tribunal et tuant trois policiers.
"Un groupe d'une vingtaine d'hommes armés ont fait irruption dans l'établissement vers 06H00 (03H00 GMT)", a déclaré le capitaine Salam Abdel Qader, responsable de la sécurité de l'hôpital de cette ville située à 250 km au nord de Bagdad.
Le détenu est membre d'une cellule islamiste liée à Al-Qaïda qui planifiait d'assassiner cette semaine Raëd Jouhi, un juge du tribunal. La cellule a été démantelée par la police à Kirkouk samedi.
Le détenu avait été blessé par des tirs de police lors de son arrestation, avec les 11 autres membres de la cellule.
Par ailleurs, le bilan du double attentat suicide perpétré mardi à l'Académie de police de Bagdad est monté à 40 tués et 70 blessés, selon les services de sécurité.
Un précédent bilan de la police faisait état de 36 morts et 72 blessés.
Les deux kamikazes, des femmes, ont actionné leur charge au milieu d'un rassemblement de policiers et de recrues devant la cafétéria de l'Académie.
Un soldat américain a été tué mardi lorsque son véhicule a sauté sur une mine à Habbaniyah, au nord-ouest de Bagdad, a annoncé l'armée, portant à 2.133 le nombre de soldats américains et personnel assimilé militaire morts en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003, selon le Pentagone.

PS : Là, j'ai la flemme et pas le temps, mais si vous voulez, je peux vous apportez l'analyse de ma professeur d'histoire géographie : Mme Soula ! Car je trouve quelle à fait une bonne analyse de la situation.

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